Après l'imagination, on reconnaît à Alexandre Dumas deux qualités indissociables : l'amitié et la générosité. Il les a cultivées dans ses romans : «Un pour tous, tous pour un !» Dans sa vie aussi, comme en témoigne Les morts vont vite, livre non réédité depuis plus d'un siècle.
Ce texte est un bouquet d'hommages à la mémoire de ceux qui, d'un geste amical, accompagnèrent sa traversée : le phare éteint du romantisme, Chateaubriand ; le roi déchu du roman populaire, Eugène Sue ; l'interprète de ses drames, Marie Dorval, privée de sépulture ; l'enchanteur Charles Nodier ; Nerval en sursis de suicide dans la clinique où il attendait l'intervention des génies attachés à l'anneau de Salomon.
Une vision amicale et dumasienne de quelques-uns des prodiges du XIXe siècle.