La jolie petite Mimi devenue vieille dame, qui s'éteint huit décennies après la mort de son fils, serait-elle une des dernières blessées à mourir de la guerre de 14 ? Et s'il n'y avait eu que 14. Mais il y eut la guerre suivante, et d'autres encore, avec leurs uniformes, préludes des vêtements de deuil. Avec leurs lettres de soldats, qui disent qu'il ne faut pas s'inquiéter quand tout est inquiétant. Le vocabulaire de la guerre est ainsi fait. C'est le déguisement permanent, comme les fleurs sur les tombes. C'est le déguisement des mots, où on meurt au champ d'honneur, à moins que ce ne soit au champ de foire.