Il a suffi d'un livre, Le Désert des Tartares, pour mettre Buzzati au rang des plus grands écrivains. Dans les contes qui composent L'Ecroulement de la Baliverna, la même magie opère. On est pris sous un charme étrange, à la limite du plaisir et de l'angoisse. «Chacune de ces histoires est un saut périlleux, pardessus le vide, ou l'escalade d'une face lisse, à pic et sans prises», écrit Marcel Brion, de l'Académie française.